Strategies présentées par le Président à l'Assemblé générale 2004

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Strategies présentées par le Vice-Président à l'Assemblé générale 2004

LE RECOURS AUX VOIES ET MOYENS POLITIQUES

L’action politique peut se développer sur trois niveaux, néanmoins dans le cadre de nos préoccupations, c’est le niveau communal qui s’avère aujourd’hui le plus indiqué et le plus prometteur.

Il y a en effet peu de chance de faire changer la loi fédérale sur l’aménagement du territoire dans un sens plus contraignant. Le niveau cantonal reste un niveau d’action, d’une certaine manière en réserve. Il est certain que des possibilités d’intervenir politiquement existent.

Le canton de Berne a dans cette matière une génération d’avance et se trouve aujourd’hui riche d’expériences et peut fournir des enseignements précieux puisque le peuple bernois s’est prononcé favorablement, en 1982 déjà, sur une initiative tendant à rendre accessibles les rives de lacs et des rivières du canton.

Nous pensons que les chances de réussite d’une telle initiative ne sont pas négligeables. Lors d’un sondage effectué, en 1994, dans le canton, 74 % (marge d’erreur + ou – 4%) des personnes interrogées se sont prononcées en faveur d’un chemin riverain. Nous pensons aussi que ce pourcentage a plutôt augmenté depuis cette date. Le vieillissement de la population, sa concentration au bord du lac, certaines limitations, dont la mobilité est maintenant affectée, sont des tendances qui plaident en faveur de l’aménagement de chemins riverains afin d’augmenter l’offre d’espaces publics de proximité destinés au délassement.

Les contacts que nous prendrons dans les différentes régions avec les mouvements et les partis intéressés par notre problématique seront à cet égard instructifs et pourront nous donner des indications sur les chances de succès d’une initiative.

Il ne faut pas se cacher que l’initiative cantonale reste une opération lourde et coûteuse.

C’est au niveau communal que doit se développer en priorité notre action. Pour renvoyer à beaucoup plus tard, voire aux calendes grecques, certains représentants des propriétaires ainsi que des syndics sont parvenus, à l’issue des débats au Grand Conseil, à remettre aux communes la compétence de réaliser le chemin riverain. C’est peut-être, pour ces milieux-là, une victoire purement momentanée car, on l’a vu, les textes légaux ne manquent pas pour prouver que la situation actuelle est indéfendable dans de nombreuses communes et que les autorités de celles-ci, en n’agissant pas, sont dans l’illégalité et privent leurs habitants et habitantes d’un espace public auquel elles auraient droit.

Nous avons eu la satisfaction de voir apparaître un mouvement fort à la Tour–de–Peilz demandant la réalisation complète du cheminement riverain. Il faut savoir que sur cette commune se trouve un obstacle, dû à la résistance de propriétaires, qui empêche la réalisation d’un chemin pratiquement continu de Vevey à Villeneuve. Cet exemple montre la voie à emprunter.

Dans la perspective des prochaines élections communales, nous allons constituer un dossier destiné aux partis et aux mouvements locaux et régionaux. Quitte à en créer là où il n’en existe pas et où une partie de la population exprime le souhait de voir un chemin riverain se réaliser. Nous les rencontrerons et leur expliquerons les raisons de notre action, nos motivations.

Les Autorités communales des communes riveraines seront invitées à se prononcer clairement sur leurs réalisations et sur leur programme futur concernant l’aménagement des rives.

Nous croyons pouvoir dire que la problématique des rives pourrait être désormais un enjeu politique de grand intérêt à l’échelle communale, que ce thème peut être mobilisateur. Nous pensons même que l’on peut provoquer une dynamique et qu’une politique nouvelle mette fin aux atermoiements dans la réalisation du chemin de rives.

Est-ce rêver de voir cet immobilisme coupable être sanctionné ?